Lucien Elisée BOUDET

Publié le par Caroline

La saison « grisâtre » étant de retour, je me suis replongée dans la presse ancienne en ligne sur le site des archives départementales de la Meuse. J’y ai trouvé l’avis de décès de Lucien Elisée BOUDET qui nous quittait le 10 Décembre 1933 Comme on peut le lire sur l’article paru dans le bulletin meusien du 16 Décembre 1933 c’était un homme estimé de tous.

Je ne sais pas grand-chose de lui si ce n’est ce que j’ai pu reconstituer à partir de différentes archives. Né le 25 Octobre 1878 à Cierges sous Montfaucon, il est le troisième d’une fratrie de onze enfants. Il s’établit à Gesnes après son mariage en 1902 avec Victorine Sartelet dont il eut trois enfants.

Il est fait prisonnier à la guerre de 14 alors que son dernier fils n’a que trois ans. On le voit entouré d’autres gesniaux sur la photo ci-dessous prise au camp de Traunstein en 1916. Sa femme et ses enfants sont quant à eux évacués à Roques en Haute Garonne.

En 1921 il est de nouveau à Gesnes avec sa famille et cette même année il marie son unique fille Renée Marguerite à Paulin Lucien FRESNOIS à Mouzon (08) et en 1931 à Gesnes son premier fils, René Gaston à Fernande LEGAND ; il n’assistera pas au mariage de son dernier fils Gaston avec Gilberte MOUZON en 1938 à Gesnes. Sa femme lui survivra 35 ans et s’éteindra le 16 Mars 1968 à Romagne sous Montfaucon à l’âge de 86 ans.

Deux de ses enfants sont sur la photo de classe de 1912 (http://ungesnesencommun.over-blog.com/article-une-photo-de-classe-de-1912-a-gesnes-107218912.html) et plusieurs descendants sur celle de la cousinade Legand (http://ungesnesencommun.over-blog.com/article-cousinade-legand-118845737.html).

A ce jour je lui connais trois enfants, sept petits-enfants et quatorze arrières petits-enfants mais j’en oublie surement…. ; je compte sur ses descendants pour rectifier le cas échéant et pourquoi pas nous donner d’autres détails de sa vie… ;)

Trois autres personnes sont décédées à Gesnes un 10 Décembre une année en 3. Il s’agit d’ Emelie Pauline Lefèvre-Vassart en 1873, d’Alphonsine Marie Beaulieu en 1923 et de Paul Elie Roger en 1973 … et comme Lucien Boudet ils étaient tous des cousins à moi….

Lucien Elisée BOUDET
Lucien Boudet : rang du haut, second en partant de la gauche

Lucien Boudet : rang du haut, second en partant de la gauche

Publié dans La vie à Gesnes

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legand 22/03/2014 21:32

C'est aujourd'hui à 76 ans que j'apprends que mon grand-père paternel Emile LEGAND était lieutenant des pompiers de Gesnes en 1933, un plaisir un peu tardif mais un plaisir n'à pas de date, bravo grand-père.

Caroline 23/03/2014 23:11

Ravie que cet article ait pu vous apporter des informations que vous ignoriez. Cordialement

Claude M 24/12/2013 23:56

Bonjour Caroline
Nous avons lu avec intérêt le portrait de Lucien Elisée Boudet. Une petite erreur à signaler : c'est le mariage de Henri Boudet avec Gilberte. Nous avions un exemplaire endommagé de la photo des prisonniers à Traustein sur lequel le visage de Lucien était illisible. Bravo encore pour vos recherches dont vous nous faites profiter par internet. Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année.

Dom Lacorde 18/12/2013 17:15

Dans la famille on dit que je ressemble à mon grand père Marcel, et que j'ai sa manie, comme d'autres dans la famille, de tortiller mes boutons de chemise avec mes doigts ! Surprenant ! Une manie de famille !

Dom Lacorde 18/12/2013 17:13

Petit rappel : sur la photo des prisonniers de Gesnes à Traunstein en Bavière, mon grand père Marcel et mon arrière grand père Clément sont au premier rang assis, une main du père (Clément) sur l'épaule de son fils (Marcel)

Dom Lacorde 18/12/2013 17:11

Bel article ! Félicitations ! J'adore la photo des prisonniers. On, dirait une photo de classe, endimanchés et heureux ! Et pourtant : dire qu'ils sont là dans ce camp de Traunstein depuis déjà deux ans et qu'ils en bavent : privation de liberté, de mouvement, appels sans fin, conditions de vie terribles, privation de nourriture, le pain est fait avec de la sciure de bois, travail obligatoire, nuit dans d'immenses dortoirs sur des paillasses infestées de poux, froid, gardiens intraitables, supplice du poteau, mitard pour la moindre choses, coups de schlag... Et dire que là, ils ne se doutent pas qu'il leur reste encore plus de deux ans à faire dans des conditions qui iront en se dégradant encore plus !!! Et au retour, traités comme des "traitres à la Nation" dixit un député en 1919. La reconnaissance comme déporté politique ne viendra que 40 ans après sous la pression populaire et grâce à un livre intitulé "Quarante ans après".

Michèle 18/12/2013 13:02

Belle reconstitution de la vie de Lucien Boudet et de sa famille.
Michèle