Marguerite est partie...

Publié le par Caroline

Je voudrais aujourd’hui rendre hommage à une dame pour laquelle j’avais beaucoup d’affection : Marguerite Pérignon.

 

Marguerite était ma cousine en ligne directe par les Saint Jevin de Malancourt et je cousinais aussi en ligne directe avec son mari René Pérignon, puisque la grand-mère de ce dernier n’était autre que Caroline Lallement, épouse Legand, sœur de mon arrière grand-père.

 

Marguerite était  née le 22 octobre 1910 à Montfaucon, fille d’Armand Edouard JULIEN, boulanger  et de Marie Adèle Eugénie DUCLOUX  et fut leur unique enfant.

 

Marguerite était l’exemple de ce que l’on appelle « une femme debout » ; courageuse, elle avait un état d’esprit positif pour faire face aux aléas de la vie en disant « c’est comme ça ».

Et la vie lui imposa en effet quelques douleurs : sa maman mourut alors qu’elle n’avait que trois ans, et son père ne s’occupa guère d’elle jusque vers ses 8 ans ; elle fut donc élevée par ses grands-parents maternels à Romagne sous Montfaucon. Son père décéda lorsqu’elle avait 18 ans, époque où elle travaillait déjà à la poste de Romagne. Elle connut l’exode et les évènements dramatiques des deux guerres mondiales.  Elle épousa le 6 février 1932 à Romagne René Pérignon et le couple eut  un enfant unique Guy, qui lui donna deux petits-enfants et cinq arrière petits-enfants (dont Claire décédée à dix mois en 1990). En 1964 elle perdit brusquement son mari, et devint veuve à l’âge de 53 ans. Elle continua son travail à la poste de Dun sur Meuse où elle y avait été  affectée depuis 1933 et y finit sa carrière en 1971. Habitant le centre de Dun dans un appartement très clair situé au bord de la Meuse, décoré des tableaux brodés par son mari et peints par son fils,  elle visitera à sa retraite les pensionnaires de la maison de retraite où elle s’est éteinte et s’occupera de la Chapelle Saint Claude juste à coté de chez elle. Elle participera également  avec des amies à des « réunions de prière » mensuelles notamment à Gesnes. Marguerite a eu jusqu’au bout une mémoire exceptionnelle et vous renseignait volontiers quand on allait la questionner.

 

La dernière fois que je l’ai vue, c’était en mai 2009 ; elle nous avait reçu, ma tante et moi-même avec une tarte au sucre et une coupe de champagne et nous avions partagé ainsi un moment très serein et très chaleureux, c’est le souvenir que je garderai d’elle.

 

 

                                      marguerite 

                                   Marguerite et sa cousine devant la photo de ses arrières petits enfants

 

Dernière de sa génération elle aura connu le décès de tous ses cousins, beaux frères et belles sœurs dont, Marguerite Pérignon épouse Gondouin en mai dernier.

 

Marguerite est donc partie le 13 décembre 2010, un peu plus d’un mois après ses cent ans qu’elle disait ne pas vouloir souhaiter. Mais comme un dernier geste d’affection elle a permis à sa famille et ses amis de se réunir autour d’elle à cette occasion.

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